Or, il ressort manifestement du dossier que le prévenu savait parfaitement ce qu’il faisait et comment s’y prendre pour aménager une installation de plantation (quel matériel acquérir, auprès de quel fournisseur, les modalités d’installation, etc.). Cet élément, conjugué aux restes de marijuana et de matériel découverts dans son garage dans le canton de Bâle, constitue un sérieux indice supplémentaire établissant que le prévenu ment de manière éhontée lorsqu’il prétend ne pas avoir su qu’il s’agissait de cannabis illégal. -