Ainsi, force est de constater que presque trois mois se sont écoulés entre la découverte des faits tels que rapportés par la partie plaignante et sa plainte pénale. Le laps de temps entre la dénonciation des faits et les premières déclarations est ainsi important, ce qui n’est généralement pas favorable à une version des faits exempte de toute altération, ne serait-ce que pour des raisons liées à la mémoire. 12.4.3 A cela s’ajoute, comme l’a relevé à juste titre la première Juge, que plusieurs éléments démontrent que la découverte des faits ne s’est pas produite de la manière décrite par la partie plaignante dans sa plainte pénale.