Une expulsion du prévenu dans son pays d’origine ne portera aucunement atteinte à sa vie familiale, même si un retour au pays peut ne pas être exempt d’inconvénients. Ainsi, même s’il a passé de nombreuses années en Suisse (environ 25 ans) et y a retrouvé une activité professionnelle depuis la fin de l’année 2020 (D. 290 l. 12-34 ; 559-563), il y a lieu de constater que le prévenu – qui ne parle que difficilement le français et ne comprend pas l’allemand (D. 292 l. 18-20) – n’est pas bien intégré ici (D. 289 l. 21-22) et qu’il entretient encore des liens très étroits avec son pays d’origine.