Cependant, comme les juges de première instance, la 2e Chambre pénale est d’avis qu’il convient de tempérer quelque peu cette évaluation dans une perspective visant à garantir une appréciation respectueuse du principe in dubio pro reo. En effet, en raison de l’ancienneté des faits et de leur répétition dans le temps, il peut y avoir de manière involontaire un amalgame, voire un grossissement, surtout lorsqu’une victime vient à se remémorer des évènements traumatisants des années plus tard. Dans le cas d’espèce, cela ne veut pas pour autant dire que la partie plaignante a menti ou cherché à enfoncer le prévenu d’une quelconque manière.