que l’emploi du terme familier « grailler » démontre que la victime a décrit ce qu’elle a vécu avec ses propres mots. En effet, lorsque le vocabulaire a semblé lui manquer pour expliquer ce qu’elle avait vécu – elle a déclaré : « il a juste… je ne sais pas comment expliquer ça […] » (D. 32 l. 315-316) ». La victime n’a donc pas cherché à employer des termes soutenus. Cela démontre bien que la partie plaignante n’a pas préparé outre mesure ses déclarations à la police pour dénoncer les actes reprochés au prévenu.