Les révélations se rapportaient dans le cas d’espèce à des faits d’abus sexuels commis durant l’enfance par le beau-père de la victime. La première instance a rappelé à juste titre que les enfants éprouvent de manière générale des difficultés à se confier à ce propos, de surcroît auprès des autorités pénales. En effet, les liens affectifs et de dépendance qui prévalent en pareilles circonstances entre une victime et son auteur – alors membres d’une même famille – sont de nature à empêcher l’enfant de révéler ce qu’il subit. Il se produit généralement un profond refoulement intérieur par l’enfant à l’égard des actes dont il est la victime.