Ainsi, au vu de tout ce qui précède, il y a lieu de constater que les intérêts publics au renvoi du prévenu priment clairement sur les intérêts privés de ce dernier à demeurer en Suisse, même si ceux-ci sont importants. En effet, malgré sa bonne intégration, le prévenu a consciemment commis une infraction grave à la loi sur les stupéfiants (réalisant deux circonstances aggravantes) et une complicité à une telle infraction (par son activité de chauffeur, réunissant trois circonstances aggravantes prévues par la loi), mettant ainsi en danger la santé d’un grand nombre de personnes et apportant son concours à un trafic international.