Ce critère n’est toutefois pas déterminant. Contrairement à ce qu’invoque la défense, la 2e Chambre pénale considère que les chances de réinsertion du prévenu dans son pays sont réelles, au vu du fait qu’il y a vécu durant la majorité de sa vie, connaît donc le fonctionnement du pays, en maîtrise la langue et possède encore des contacts sur place (D. 217 l. 62 ; 625 l. 40). À ce propos, il est relevé que la défense a tenté de relativiser ces liens en indiquant que le couple qui a recueilli le prévenu et ses sœurs (famille d’accueil) travaillait pour une institution et s’occupait de nombreux enfants simultanément (une douzaine), de