A noter que le prévenu s’est contredit sur ce point en deuxième instance, puisqu’il a cette fois-ci déclaré qu’il avait été arrêté le 22 mai le matin et qu’il s’est échappé le 22 mai au soir lors de son transfert en prison (D. 599 l. 236-253). Dans ce contexte, la Cour relève que selon les dires du prévenu il aurait été condamné pour « rébellion » en raison du fait qu’il prônerait la lutte armée. Or, un tel comportement serait également punissable en Suisse (art. 259 et 265 CP) et l’invocation d’un comportement punissable adopté délibérément à l’étranger pour se soustraire à une expulsion ne saurait être admise. Quant aux cartes de membres du mouvement « Lucha » et du mouvement «