Il s’agit manifestement d’actes propres à entraver l’identification de l’origine de l’argent ainsi que sa confiscation. Sur le plan subjectif, le prévenu ne saurait d’ailleurs prétendre qu’il ignorait que l’argent perçu indûment constituait le gain d’une infraction « susceptible d’entraîner une sanction pénale importante » (cf. URSULA CASSANI, op. cit., no 43 ad art. 305bis CP).