Au vu de ces éléments, il était impossible de le libérer de l’infraction de blanchiment d’argent et a minima, il fallait retenir le lien au vu du retrait de l’argent de l’aide sociale et de son envoi presque simultané en Afrique. Tous les éléments constitutifs sont remplis en l’espèce et sur le plan subjectif, le prévenu a parlé luimême de fraude et devait se douter que si l’argent avait été obtenu illicitement, sa remise à des tiers était problématique.