a déclaré de manière constante et crédible que le prévenu s’était engagé devant lui « peu avant le pont », alors qu’il se trouvait sur la voie de gauche qui est celle de la présélection pour continuer direction Morat (D. 7 l. 24-25) et qu’il s’est alors déporté sur la voie de droite, soit celle de « la prochaine sortie » (D. 7 l. 34), ce qui correspond à la situation effective sur ce tronçon (cf. également les déclarations en D. 136 l. 4-14). Quant au prévenu, lors de sa première audition, il semble déclarer que le freinage s’est passé « plus ou moins à la moitié » du pont (cf. D. 16 l. 38-41).