En effet, il peut être admis que la dissimulation des versements perçus sur le compte Migros relevait d’une décision unique (et revêtait donc une unité naturelle d’action), tout comme celle des différents versements reçus sur le compte de la carte de crédit. Cependant, concernant cette dernière, l’écoulement du temps et l’interruption dans le soutien du prévenu par le Service social en 2018/2019 (presque une année) empêchent de considérer que la dissimulation du versement du 3 décembre 2019 procède de la même décision que celle des versements de 2018. Ainsi, ce sont trois escroqueries qui doivent être retenues en l’espèce.