Au vu de la gravité des faits commis, l’intérêt public au renvoi du prévenu prime clairement sur les intérêts privés de ce dernier à demeurer en Suisse. En effet, il s’en est pris à un bien juridique protégé primordial et a fait preuve d’une énergie criminelle considérable. La contrainte exercée a été intense (strangulation de la victime) et a duré un temps non négligeable (une demi-heure environ). Le prévenu a également menacé la vie de la partie plaignante pour parvenir à ses fins. Il y a eu trois pénétrations, la dernière ayant eu lieu après déplacement dans une autre pièce, ceci en dépit de l’intervention du fils de la victime.