916 l. 139-140). Enfin, il sied d’ajouter qu’au vu des informations données par les médecins de l’Hôpital de l’Ile, l’interruption du traitement antirétroviral ne serait pas propre en soi à placer le prévenu dans une situation personnelle grave ou telle que son expulsion serait contraire au principe de proportionnalité sous l'angle de l'art. 8 par. 2 CEDH, et encore moins telle que la garantie de l’art. 3 CEDH devrait être considérée comme violée par le prononcé d’une expulsion, puisqu’une rupture du traitement antirétroviral entraînerait uniquement à moyen terme un risque plus élevé de développement d’infections («