En raison de sa nature, l'indemnité pour tort moral, qui est destinée à réparer un dommage qui ne peut que difficilement être réduit à une simple somme d'argent, échappe à toute fixation selon des critères mathématiques, de sorte que son évaluation en chiffres ne saurait excéder certaines limites. L'indemnité allouée doit toutefois être équitable (ATF 143 IV 339, consid. 3.1 ; 130 III 699, consid. 5.1 et les références cités). Le juge en proportionnera donc le montant à la gravité de l'atteinte subie et il évitera que la somme accordée n’apparaisse dérisoire à la victime (arrêt du TF 6B_705/2010 du 2 décembre 2010, consid.