Or, en dehors de sa famille, le prévenu n’a pas de liens sociaux ni professionnels. En particulier, il n’est pas intégré en Suisse et n’exerce aucune activité professionnelle depuis 2017 déjà. Sa situation financière est précaire et il a de nombreuses dettes. La durée de présence du prévenu en Suisse n’est en soi pas déterminante en tant que telle, étant relevé qu’il est retourné en Afrique en 2018 pour plusieurs mois. Ce retour de plusieurs mois en Afrique démontre qu’il n’y a pas de difficultés pour le prévenu de vivre dans son pays d’origine et séparé de sa fille qui a actuellement 7 ans.