3 CEDH serait violé en cas d’expulsion. En effet, au vu des circonstances du cas d’espèce telles que décrites ci-dessus, il serait choquant que le prévenu, qui doit obligatoirement faire l’objet d’une expulsion, ne le soit pas en raison d’une situation dans son pays d’origine qui est susceptible de s’améliorer. A cela s’ajoute qu’en tout état de cause, il doit être constaté que le rapport du SEM ne dit pas que le renvoi du prévenu violerait effectivement l’art. 3 CEDH et que ce rapport date de plus de deux ans déjà. Des renvois vers la Somalie ont d’ailleurs été effectués ces dernières années.