Il en découle que la situation en Somalie n’est pas « figée » et qu’elle est susceptible de s’améliorer. Dans ce contexte, il sied également de prendre en compte le fait que le prévenu a été condamné à une peine privative de liberté ferme de 20 mois (sous déduction de 193 jours de détention provisoire et pour des motifs de sûretés) et que la durée de l’expulsion est de 20 ans (voir ch. 44 ci-après). Dans ces circonstances, au stade du prononcé de l’expulsion pénale, il ne saurait être admis que l’art. 3 CEDH serait violé en cas d’expulsion.