En effet, le principe de la faute suppose la liberté de pouvoir agir autrement (ATF 143 IV 249 consid. 1.6.1 et les références citées). 28.3 En l’espèce, il est établi que le prévenu n’est au bénéfice d’aucun titre de séjour et qu’une expulsion de 10 ans a été prononcée à son encontre le 23 novembre 2018 par le Tribunal de première instance du canton du Jura. En revanche, il ressort du dossier que l’exécution de dite expulsion a été reportée plusieurs fois, pour la première fois le 28 mai 2019 (D. 505) jusqu’au 27 novembre 2019, puis régulièrement de manière à couvrir toute la période renvoyée.