La crédibilité des déclarations des prévenus a donc été qualifiée en première instance à juste titre de médiocre, ce qui ne suffit encore évidemment pas pour un verdict de culpabilité. Quant au dossier du Service social, la première instance a accordé une portée générale aux constats posés lors de l’inspection du 23 mars 2018 – soit près d’un mois plus tard – et consignés dans le rapport correspondant, ce qui ne saurait être admis. On ne peut en effet pas exclure sur cette base que le prévenu ait occupé le 3e étage puis ait progressivement vidé l’appartement pour descendre à fin mars, lorsque l’inspection a eu lieu.