Dès lors, un examen en lien avec l’obtention illicite de prestations de l’aide sociale est superflu. Au surplus, le prévenu a montré un manque de prise de conscience flagrant quant à la gravité de ses actes, les regrets formulés ayant essentiellement trait aux répercussions de ceux-ci sur sa propre situation et sur celle de sa famille. Le pronostic posé à son égard a d’ailleurs été qualifié de clairement défavorable, au vu du mépris affiché pour l’ordre juridique. Il s’ensuit que l'ALCP n’empêche pas son expulsion pénale.