Quand bien même cela est un signe positif, une abstinence en milieu carcéral ne saurait être la garantie d’une abstinence en liberté, ce d’autant plus que le prévenu a déjà replongé après des arrêts de consommation, par exemple après son hospitalisation en 2017. Or, la jurisprudence fédérale reconnaît qu’en cas de trafic de stupéfiants, les intérêts de l’Etat au renvoi sont importants, au vu des ravages que provoque la drogue dans la population (arrêt du Tribunal fédéral 6B_143/2019 du 6 mars 2019 consid. 3.4.2