Dans ces conditions, l’expulsion du prévenu n'entraînera pas ipso facto le départ des enfants, de sorte que la mesure n'entrera pas en conflit avec les droits que ces dernières peuvent tirer de leur nationalité suisse. En outre, malgré l'expulsion du prévenu, des contacts resteront possibles entre le prévenu et sa famille par le biais de moyens de communication modernes et rien n'empêchera celle-ci de lui rendre visite en U.________, qui est un pays limitrophe – ce qui équivaudra quelque peu à la situation actuelle, avec les visites au prévenu en détention.