Pour la complicité à l’infraction (simple) à la loi sur les stupéfiants, il est relevé que le prévenu a remis l’appartement dont il bénéficiait grâce au Service social à F.________ pendant plus de six mois. Ce faisant, il savait que ce dernier vendait de la méthamphétamine, soit une drogue dure, à plusieurs personnes – et ce en quantités suffisantes pour qu’au moins un de ses clients la revende à des tiers, ceci en dehors du territoire cantonal. F.________ a d’ailleurs rémunéré le prévenu en produits stupéfiants (crystal meth et pilules thaïes), ce qui exclut de retenir que le mobile du prévenu était entièrement désintéressé.