Il a été retenu in dubio une dizaine de coups de pied administrés à la tête. Plusieurs lésions, en particulier au visage, ont été causées et corroborent la violence des coups (cf. ch. IV.17.6). Si celles-ci doivent être qualifiées de lésions corporelles simples, il est constaté qu’elles sont loin d’être négligeables et que le risque engendré était bien plus élevé, comme l’a d’ailleurs souligné l’IML dans son rapport : les coups de pied administrés à la tête peuvent en principe causer des lésions graves, telles que des hémorragies intracrâniennes. Le prévenu, au vu de ses déclarations, avait connaissance de ce risque et l’a accepté.