La victime, qui a eu peur pour sa vie, ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Ceci est d’autant plus vrai que le prévenu s’en est pris par deux fois, à quelques minutes d’intervalle, à l’intégrité physique de la lésée. 20.5.1 À ce propos, il est relevé que la question de l’(absence d’)unité naturelle d’action entre les deux volées de coups aurait pu être examinée : une éventuelle interruption du tabassage due à la fuite de la lésée – que le prévenu a pris la peine de rattraper, puis de ramener dans l’appartement avant de la frapper à nouveau – valant rupture de l’intention et prise de décision indépendante de frapper à nouveau ne parait pas