En effet, celui-ci n’a pas enlevé sa fille pour accaparer sa garde – comme tel est souvent le cas en présence d’enlèvement d’enfant par un parent – ni parce qu’il aurait vécu la décision de placement comme un outrage, puisqu’il était initialement d’accord avec cette mesure. Au contraire, c’est bien devant l’intense désarroi de sa fille qu’il a décidé d’agir, en la gardant auprès de lui, tout en veillant à ce qu’elle ne manque de rien et avec l’assentiment de la mère, afin d’éviter que la fillette ne se retrouve en souffrance jusqu’au retour de son épouse du X.________, retour qui ne semblait ni imminent ni extrêmement lointain.