Les propos inquiétants de la fillette relatés par le prévenu (D. 90 l. 58-70 ; 92 l. 156) apparaissent donc comme au moins partiellement crédibles (vu la tendance du prévenu à l’exagération) et les préoccupations de ce dernier étaient donc au moins en partie légitimes. C’est devant le désespoir de sa fille qu’il a décidé d’agir pour y mettre fin, tout en sachant qu’il ne se conformait pas à la décision prise par l’APEA, ceci parce qu’il ne voyait pas d’autre issue possible, comme il l’a exprimé lors des débats de première instance (D. 805 l. 13-14).