Ainsi, force est de constater que le prévenu a lui-même reconnu savoir qu’il n’avait pas le droit d’emmener sa fille E.________ hors du foyer dans lequel elle avait été placée. Le fait qu’il ait tenté lors des débats de première et de seconde instance de relativiser la portée de sa compréhension de la décision de l’APEA – qui lui avait été expliquée le 15 juin 2016 – n’y change rien. En effet, ses premières déclarations au sujet des préventions d’enlèvement ont été spontanées et relativement crédibles.