Quant au Parquet général, il est d’avis qu’il n’y a pas de place pour l’application de la clause de rigueur en l’espèce. Sous l’angle de la situation personnelle grave, le Parquet général a souligné que le prévenu est arrivé en Suisse en 2013, soit il n’y a même pas 10 ans, qu’il a passé la majeure partie de sa vie en Tunisie et qu’il y a d’ailleurs encore de la famille très proche. Si le prévenu est certes en couple avec une Suissesse, le Parquet général a relevé que cette relation est tumultueuse, marquée par la violence et que le couple est toujours judiciairement séparé.