Tout d’abord, le prévenu n’est pas particulièrement intégré en Suisse et ce, indépendamment de la longue durée de son séjour. En effet, il est venu la seconde fois à l’âge de 25 ans seulement et a ensuite alterné entre contrats de travail précaires et oisiveté totale. Sa récente réinsertion sur le marché de l’emploi, si elle est certes à souligner, ne change rien à ce qui précède. Sa dépendance importante et de longue date aux services sociaux, respectivement les poursuites dont il fait l’objet, ne jouent pas en sa faveur.