La question de savoir si les connaissances de français doivent être qualifiées de rudimentaires peut demeurer ouverte. Toujours est-il que la 2e Chambre pénale a elle-même constaté des difficultés de compréhension qui interpellent fortement vu de la longue durée pendant laquelle le prévenu a vécu en Suisse. Le prévenu n’a pas indiqué qu’il serait impliqué dans des activités extra-professionnelles (clubs de sport, associations, etc.), sauf en appel où, sur question de sa défenseuse, il a déclaré avoir été membre d’un club de football durant plusieurs années et qu’il était toujours actif au sein d’une communauté religieuse.