Si le prévenu a bien versé CHF 649.30 à l’étranger entre le 10 décembre 2018 et le 5 février 2019, il a durant la même période perçu des aides financières bien supérieures à ce montant. Dans ces circonstances et en application du principe in dubio pro reo, l’état de fait le plus favorable à l’accusé doit être retenu. D’après celui-ci, l’argent provenant du social était transféré à l’étranger et celui des trafiquants servait aux besoins courants du prévenu en Suisse.