Or, dans l’arrêt précité, il est uniquement question de trajets de quelques heures en voiture avec de la marchandise à bord. Comme analysé dans la version avérée des faits, le prévenu supputait, voire savait, qu’il mettait son logement à disposition de trafiquants de drogue pour leurs activités illicites et l’avait accepté, vraisemblablement pour des raisons financières (la preuve d’une réflexion expresse à ce sujet n’étant pas nécessaire). Cela va bien au-delà de la notion de négligence consciente.