Confronté par la suite, le prévenu reconnaît alors avoir perçu des montants de la part d’E.________ (D. 77 l. 74, D. 374 l. 8-12). A la question de savoir si les envois d’argent à l’étranger sont personnels ou visent à aider des amis, le prévenu répond initialement à la police que c’est personnel et qu’il envoie son argent en V.________ pour aider sa famille (D. 68-69 l. 303-305). Cette version change devant le Ministère public. Il est alors question d’argent provenant pour partie du social et pour partie d’activités lucratives, le tout versé pour aider « des familles en V.________ » (D. 78 l. 105).