En effet, même si la dureté d’un balai en plastique peut être moindre que celle d’un balai en bois, elle reste propre à engendrer facilement des lésions qui peuvent être importantes. Ceci est d’autant plus vrai qu’en l’occurrence, le coup administré par la prévenue était spécialement violent (D. 173 l. 230 ; D. 199 l. 103). On doit au surplus relever que si le lésé ne s’était pas protégé avec le bras, le coup de balai aurait atteint sa tête et aurait pu engendrer des lésions nettement plus graves. Subjectivement, il est évident que la prévenue savait qu’elle causerait une voire des lésions à la victime en la frappant de la sorte.