Mais l’élément le plus saillant concernant les faits du 7 juin 2018 est que la prévenue s’est contredite sur un point essentiel. En effet, lors de son audition du 18 juillet 2018, elle a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas eu de dispute le 7 juin 2018 (D. 315 l. 270-274, D. 315 l. 278s. et D. 316 l. 320), puis, lors de l’audience des débats, elle a admis que le ton était monté et qu’elle-même et son mari s’étaient battus (D. 785 l. 46). Une telle contradiction sur l’élément central des faits, à savoir la dispute et la violence entre les parties, confirme qu’il ne peut être accordé aucune foi aux déclarations de la prévenue.