Si le Ministère public du canton de Neuchâtel a renoncé à révoquer le sursis prononcé en 2019, cette nouvelle récidive topique durant le délai d’épreuve démontre que le prévenu continue de faire fi de la législation suisse. La détention avant jugement de la présente procédure n’a donc pas eu l’effet dissuasif recherché (Warnungswirkung), contrairement à ce qu’a invoqué la défense en appel. Renoncer à révoquer ce sursis comme l’a plaidé Me D.________ n’entre dès lors pas en ligne de compte, le prévenu ayant bafoué la confiance qui lui avait été accordée par le Tribunal cantonal des mineurs en commettant les faits du 6 juin 2020.