Le fait de ne pas avoir entendu les policiers dans le cadre d’une audition formelle n’est pas problématique, contrairement à ce qu’a plaidé la défense, dès lors que le prévenu lui-même a reconnu avoir été sorti de l’immeuble manu militari par les policiers au point qu’il ne « touchait plus terre ». Comme l’a relevé à juste titre la première instance (D. 510), il est évident que les policiers n’ont pas procédé de la sorte par pur plaisir, mais parce que le prévenu opposait une résistance à leurs injonctions de les suivre et que, partant, l’usage de menottes