Enfin, on relève que le prévenu n'est pas écrasé par le poids de sa culpabilité au point qu'une sanction paraîtrait inéquitable, inappropriée ou excessive au sens de l'art. 54 CP. Il est au contraire légitime de douter de sa prise de conscience, puisqu’il nie les faits, ce qui reste son droit inaliénable en tant que prévenu mais doit être pris en compte dans l’appréciation globale à effectuer. Renoncer à toute peine enverrait ainsi un très mauvais signal au prévenu, dont le comportement ne saurait être banalisé, étant rappelé que sa fille a porté des traces de ces agissements à trois endroits de son corps.