Or, comme le retient le Tribunal fédéral dans sa jurisprudence, un coup laissant de telles séquelles sur le visage d’un enfant, un jour après les faits, est certainement propre à lui voir causé une douleur non négligeable, même si la peau d’une enfant est en général plus délicate que celle d’un adulte. Ainsi, le seuil des voies de fait est très clairement dépassé en l’espèce, tant s’agissant des hématomes causés aux deux oreilles de l’enfant, que s’agissant de celui sur sa joue, lesquels se situent bien au-delà d’un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être.