Il ne fait aucun doute pour la Cour de céans que celle-ci a eu peur au vu du contexte familial particulièrement tendu. De plus, il sied de relever que la première menace qu’a proférée le prévenu a beaucoup pesé sur B.________. Cette dernière a notamment demandé à son époux de s’expliquer sur les propos tenus le 24 avril 2019, et la réaction de ce dernier n’était manifestement pas de nature à apaiser sa frayeur (D. 14 l. 80-84). Dans ce contexte, les menaces ne pouvaient en aucun cas être assimilées à des simples blagues ou à une « Redewendung », en particulier au vu du fait qu’elles sont survenues à deux jours d’intervalle.