On ajoutera que la relative ambiguïté de la situation de domicile des prévenus, qu’ils ont entretenue et avec laquelle ils ont justifié leur participation à la votation du 18 juin 2017, avait pour origine non pas la volonté de prendre part à cette dernière, mais remonte à un autre événement totalement indépendant et bien antérieur. Partant, compte tenu de ces circonstances très particulières, les agissements des prévenus n’étaient de nature à porter qu’une atteinte relative à la confiance qui doit pouvoir être accordée au processus de constatation de la volonté populaire.