Toute personne de la région, voire même au-delà, savait que la question de la possible domiciliation fictive d’électeurs se posait avec une haute acuité, celle-ci ayant été âprement débattue sur divers terrains déjà avant le vote, de sorte que les prévenus ne pouvaient faire abstraction du fait que leur situation était manifestement très problématique. Or, ils ne se sont nullement approchés des autorités pour leur soumettre leur situation réelle et dissiper le très sérieux doute relatif à leur légitimité à voter, situation qui doit être clairement distinguée d’un cas d’erreur au sens de l’art. 21 CP.