Il est au demeurant manifeste que les intérêts publics à l’expulsion l’emportent sur l’intérêt privé du prévenu à demeurer en Suisse, de sorte que son expulsion doit être prononcée, ce que la défense ne conteste pas. Le prévenu s’est en effet adonné à un trafic de stupéfiants important et la jurisprudence constante du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l'Homme reconnaît qu’en cas de trafic de stupéfiants, les intérêts de l’Etat au renvoi sont importants, au vu des ravages que provoque la drogue dans la population (cf. arrêts CourEDH K. M. c. Suisse du 2 juin 2015 [requête n° 6009/10] § 55 ;