Moi j’ai fait ça pour gagner de l’argent facilement. Je ne leur ai pas proposé mes services. J’aurais dû trouver des moyens légaux pour gagner ma vie » (D. 1033 l. 39-42). Par ailleurs, face aux nombreuses preuves réunies contre lui, le prévenu a finalement dû reconnaître, lors des débats de première instance, avoir effectué six transports de cocaïne à destination de la Suisse (D. 1038 l. 14), alors qu’il n’en avait reconnu que deux durant l’instruction. On ajoutera encore que l’analyse des données rétroactives du numéro de téléphone du prévenu a permis d’établir avec précision le nombre ainsi que la durée de ses séjours en Suisse.