Lors de son audition du 22 août 2018, le prévenu n’a là aussi nullement indiqué que son téléphone était également utilisé par des tiers (D. 137 l. 211-225). Ce point n’est pas non plus abordé dans son courrier du 13 décembre 2018 au Procureur, dans lequel il relève ce qui à son avis n’avait pas été retenu correctement par la police lors de ses auditions (D. 808-815). Finalement, le prévenu soulève cet élément pour la première fois en date du 14 mai 2019, déclarant que certains messages ne viennent pas de lui et qu’ils ont été envoyés par son frère avec son natel (D. 165 l. 641-642).