Le Parquet général a en substance soutenu que le prévenu n’était pas crédible lorsqu’il essayait de se disculper et a estimé que les explications apportées par ce dernier pour expliquer sa présence en Suisse ne tenaient pas la route. En ce qui concerne les deux premiers voyages, le Parquet général a rappelé qu’alors que le prévenu avait soutenu lors des débats d’appel ne jamais être allé à Bâle et ne pas connaître cette ville, ses explications en instruction n’avaient pas été aussi claires (D. 163-164). Il a au surplus relevé que l’argument selon lequel les deux téléphones n’étaient pas les siens ne tenait pas la route.