Le prévenu a fait fi de toutes ces considérations et a procédé en toute connaissance de cause à un versement sur le compte de K.________ en France, tout en gardant une partie de l’argent. Ce comportement a empêché, ou du moins rendu considérablement plus difficile l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de ces valeurs patrimoniales. 14.5 Au vu de ce qui précède, le prévenu doit être reconnu coupable de blanchiment d’argent au sens de l’art. 305bis al. 1 CP. Contrairement au Tribunal de première instance, la Cour de céans retient que le prévenu n’a pas agi uniquement par dol éventuel, mais par dol direct.